Les semences sont à l’origine de tout et sont essentielles à notre existence : pour notre alimentation, l’alimentation animale, les vêtements que nous portons.

Dès les débuts, et dans le but d’une domestication des végétaux, il y a eu une sélection des semences : une sélection massale, menée depuis des millénaires, qui a conduit à la création de variétés nourricières.
A l’heure actuelle, la sélection des semences est génétique, c’est-à dire que l’on sélectionne des variétés en fonction des gènes qu’elles possèdent et de leur capacité à les exprimer. Le but est de créer des variétés « pures » et de les hybrider pour obtenir des générations F1. Ces dernières ont des rendements incroyables et sont très stables à condition d’y apporter les bonnes doses d’engrais et les pesticides nécessaires à leur croissance et leur protection. La semence n’est plus adaptée à son milieu !
D’autre part, ces hybrides sont dégénérescents, lorsqu’on tente de les ressemer l’année suivante, la stabilité et les rendements diminuent, l’apparence de la plante diffère. Le paysan est donc dépendant des quelques firmes semencières qui le contraignent à racheter cette matière première chaque année.
L’utilisation des semences paysannes, issues de la sélection massale ancestrale est un acte de bon sens, d’autonomie, de militantisme et tout simplement de survie. L’Europe, comme certains pays du sud (l’Inde par exemple) doivent se mobiliser pour sensibiliser ses paysans, ses jardiniers à cet enjeu incontournable.

sélection massale : sélection fondée sur les critères établis par le paysan; quantitatif (rendement, précocité) et qualitatif (goût, aspect, résistante à une maladie ou à un climat particulier). Le résultat de cette sélection est une population végétale avec des individus tous différents.

Voici une petite animation pas mal du tout, dénichée sur le blog des graines de cyclo !

 

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