Nous débarquons en Slovénie sans aucune idée de ce qui nous attend et aucune notion de la langue. Nous nous apprêtons à pénétrer dans le « poumon vert de l’Europe » selon le site officiel du pays. Le hasard faisant bien les choses, nous choisissons une petite route peu fréquentée pour traverser la frontière et la montagne qui va avec, seul compagnon de route, un slovène en voyage à vélo ! Il nous met à jour des pratiques en Slovénie ! Camping sauvage : ok !

Avec lui, c’est le début de nombreuses rencontres car nous n’hésitons plus à demander directement aux habitants une place dans leur jardin pour dormir. Nous nous faisons offrir du thé et des gâteaux (« Avec toute la route que vous avez fait ! »), l’accès à la douche, des œufs, du vin, des visites de fermes. Seul petit malaise, l’arrêt chez des fermiers qui parlent un très mauvais anglais et le jeune trentenaire qui nous demande : « You…boyfriends ? Me…single ! » (« Vous avez un petit-ami ? Moi, je suis célibataire ! »), haha, on en rit encore ! Nous dormons aussi chez Urban et Martina à Vrhnika, un couple de warm-shower géniaux. Martina est artisan-couturière et a fait des études d’éducatrice spécialisée, elle a pu travaillé pour l’Unicef lors de la crise des réfugiés à la frontière entre la Slovénie et l’Autriche. Une soirée agréable de plus et très instructive.


En Slovénie, on trouve de grands potagers partout, tous les foyers en possèdent un et…même en ville ! Cela date du temps communiste, tous les terrains libres pouvaient être utilisé par qui le souhaitait ce qui est encore d’actualité. A Ljubjana, nous n’avons pas eu la chance d’en voir car il faut être guidé par un connaisseur. On a rien inventé avec l’agriculture urbaine ! Outre cette agriculture familiale, nous croisons une agriculture assez traditionnelle. Le long des vallées (comme celle à l’est de Kamnik), les fermiers ont commencé les foins et il n’y a pas de gâchis, les pentes les plus pentues et les bords de route sont fauchés, même s’il faut le ramasser au râteau ! Il y a des petites granges partout et des sécheurs à foin en plein air assez particuliers. On croise ensuite des houblonnières dans la plaine qui serviront à produire les deux bières nationales : la Lasko et l’Union.

L’été a démarré en Slovénie, mais il n’y a pas eu de transition ! Nous nous faisons de dures journées sous 30 degrés et il est parfois difficile de se motiver à retourner dans la fournaise surtout quand on y ajoute des montées et des détours inutiles… Les étapes entre Celje et Maribor nous surprennent par leurs dénivelés avec des pentes de 10 % à 14 % ! Malgré le fait qu’il y a peu de routes, nous sommes parfois complètement seules sur celles que nous empruntons et les voitures sont très respectueuses. Nous quittons le pays au bout de 5 jours, c’est assez rapide puisque l’on compte 300 km de l’Italie à l’Autriche ! Le pays est minuscule et sa capitale compte 270 000 habitants (comme la ville de Strasbourg) ! Pour l’instant, on constate un bel équilibre entre nature, villes et industries, tout le monde trouve sa place mais la croissance est en hausse, des maisons flambants neuves voient le jour ; pourvu que ça ne gâche pas tout !

Nous finissons cette partie du voyage en Autriche, en suivant la Murradweg (voie verte le long de la Mur). Ahlala, trop facile, il suffit de suivre les panneaux vélo qui sont partout ! On trouve même des pubs spéciales vélo tout le long de la route (réparateur, restaurant, gîtes…mais pas de camping étonnament!). Pour nous ajouter de la difficulté, on s’est pris 3 jours de flotte ! Première expérience sur du long terme et ça ne nous a pas trop plu, l’ambiance était électrique… Nous avons physiquement et moralement du mal à terminer nos dernières étapes ! Nous montons petit à petit en altitude mais c’est un véritable mur qui nous attend… A Pöls (750m), il nous reste 4 km pour atteindre la ferme « Himmelbauer » (1180m). Arnika, la fille des fermiers vient nous sauver et prendre nos bagagges. Nous sommes vraiment allées au bout de nous-mêmes et nous avons réussi !

Bientôt des nouvelles de la ferme et des photos !

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Une réflexion sur “De la Slovénie à la Styrie !

  1. Les paysages avaient l’air somptueux… Quelle chance d’avoir croisé la route de ce slovène ! Vous avez parlé anglais avec lui ?
    J’ai quand même une question existentielle… Qu’avez répondu à ce fermier seul…? :)
    Ps : si il y a vraiment des potagers partour là-bas je veux voir ça !!!
    Lili

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